ANTOINE FABRE D'OLIVET

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Les oeuvres

La Langue D'OC rétablie

La langue Hébraïque restituée

Théodoxie Universelle

Postérité

FABRE D'OLIVET AUJOURD'HUI 

" on reconnaît la fécondité d'un arbre aux fruits qu'il donne "             

    La valeur du travail et de la pensée d'un homme ne se  mesure pas tant aux nombres de disciples ou de personnes qui le suivent mais à la modernité et à l'utilité de ces travaux pour une génération et en particulier l'actuelle. Il en est ainsi des Textes révélés qui gardent toujours la même acuité et actualité quelles que soient les périodes. Les travaux de Fabre s'appuient sur le BeRÆShITh, la Genèse, un des monuments fondateurs pour le monde occidental. Ils nous aident à découvrir le sens profond de ce Texte, et à rejeter les traductions vulgaires et la plupart du temps incompréhensibles lorsqu'elles ne le ridiculisent pas totalement.

            Fabre était très en avance sur son temps, il l'est toujours sur notre temps ! L'enseignement qu'il propose  est un chemin de connaissance balisé par les textes anciens et les grands sages antiques. ( Moïse, Pythagore …) dans lesquels ces hommes, Maîtres, Guides  ou Frères aînés, des clairvoyants, nous ont transmis leur message pour notre humanité.

            C'est un maître pédagogue, dans la mesure même où il nous donne à chaque fois les outils pour vérifier et expérimenter par nous-même les informations qu'il donne. Il nous laisse très souvent notre part de travail, de réflexion et de recherche, d'où de découvertes personnelles. L'enseignement ne demande pas qu'on le croit mais qu'on le vive, il demande que cela devienne pour chacun une connaissance personnelle et vécue.

            Pour faire saisir comment on se trouve embarqué dans une relation vivante avec une œuvre et un auteur rien de tel que de raconter une histoire : celle de la rencontre. Elle permet de comprendre que ces rencontres n'ont rien de fortuit, qu'elles sont des coïncidences fortement agencées et préméditées si l'on peut dire.

            Je crois que beaucoup de personnes ressentent la puissance du texte, des 10 premiers chapitres de la Genèse, et ce malgré les traductions donnant le plus souvent, le sens le plus matériel et vulgaire possible, lorsqu'il, ne s'agit pas purement et simplement de d'omissions, de sens erronés ou pis encore de tromperies. Ainsi ce sentiment  a toujours été très fort en moi, il y a dans la Genèse un Enseignement traditionnel révélé qui est comme la "boite noire" mémoire de notre humanité. C'est une source vivifiante, sereine et rigoureuse transmise par Moïse, à laquelle on peut s'abreuver en toute confiance. 

            Il existe toujours cette pulsion pour essayer de comprendre ce qui est vraiment dit dans ces Textes, et ainsi pouvoir rejeter ces traductions et interprétations si nombreuses que l'on ne peut s'y retrouver. Ce sont de véritables détours qui nous empêchent d'aller directement au texte même… Pour aller au texte même il faut connaître l'hébreu et entrer dans le  génie de cette langue.

            La manière dont est enseigné l'hébreu est fondée sur des bases contestables : des axiomes  préjudiciables comme les racines trilittères ou encore l'absence de voyelles. L'enseignement est d'autant plus fastidieux,  qu'on répète une grammaire sans fondement et que l'on ne cherche jamais le sens profond. Elle n'aide en rien à pénétrer le sens profond du Texte. Il ne semblait même pas exister de chemin cohérent. Les juifs eux mêmes passent toujours par de nombreuses citations de rabbins pour accéder au texte. Le nombre d'intermédiaires devient une véritable course d'obstacles.

"Alors on attend, on ne sait trop quoi, que quelque chose se présente qui réponde à ce désir. normal"

 Et La Vie continue  

            La rencontre fortuite d'une personne, sur le marché de Ganges  ( ville natale de Fabre ) m'apprend qu'il existe un ouvrage qui propose cette démarche d'étudier l'hébreu en pénétrant le sens caché du BeRÆShITh. Mais le livre  "La Langue Hébraïque restituée" est introuvable, peut-être pourrait-on avoir une photocopie… Cette personne David est enthousiaste, enfin c'est son affaire, j'ai d'autres chats à fouetter !

            Me voilà rendre une visite de travail à un ami avec qui nous réalisons des films vidéo, c'est tout nouveau à  l'époque, il faut bien des défricheurs. Celui ci n'est pas là, mais il a des voisins chez qui je l'attends. La conversation roule, et ne tangue pas, voilà que je parle de Fabre d'Olivet et de son ouvrage quasi introuvable recherché par un ami…Quelques jours avant je ne connaissais même pas le nom de Fabre. La LHR n'est pas si introuvable que cela, puisque la personne m'en sort un exemplaire qu'elle possède  et avec lequel elle ne travaille pas, elle me le prête… C'est  un gros ouvrage , un gros pavé avec une couverture noire, contenant une grammaire, un vocabulaire de racines, et diverses traductions des premiers chapitres de la Genèse.  Ma première réaction est : "Ce n'est vraiment pas pour moi, la grammaire quelle horreur !  c'est mon ami David qui va être content."

Je peux dire que je n'ai pas cherché, tout cela est arrivé tout seul,  
simplement j'ai accepté ce qui se présentait. : une coïncidence.  

             Cela fait une quinzaine d'année que je travaille avec Fabre d'Olivet et son ouvrage. Cela répond réellement au besoin de pénétrer sans intermédiaires, le sens caché de ce Texte Sacré initiatique. C'est une transformation complète de la vision du Monde. Ces Lois décrites dans les textes sont celles même qui aujourd'hui gouvernent ce monde. Les connaître c'est pouvoir agir dans le sens de l'Esprit plutôt que d'aller à contre courant.

            Beaucoup ont rencontré Fabre d'Olivet. Pour Fabre d'Olivet il y a un phénomène curieux, ses textes et découvertes sont  souvent  repris, mais son nom est rarement cité. Son travail souvent incontournable est bien reconnaissable, ses expressions typiques et puissantes ne peuvent laisser de doutes quant à leur paternité. C'est le cas de la traduction du mot  BeRÆShITh par " Dans le Principe " donnant une vision éclairante aux premiers chapitres : il s'agit d'une Création en principe non encore manifestée… Annick de Souzenelle traduit  bien Dans le principe mais ne parle pas de Fabre, André Chouraqui lui traduit par "Entête", ce qui met sur la voix du principe, ( l'homme n'est-il pas ce qu'il est dans sa tête…) est mieux que l'habituel " Au commencement" qui ne donne aucun éclairement sur le mot Hébreu.

            Toutefois de nombreux auteurs importants citent Fabre et lui rendent un vigoureux hommage pour ses travaux de découvreur qui seront des plus utiles pour ce troisième millénaire. On peut citer  Saint-Yves D'Alveydre, Papus, Sédir, les romantiques et symbolistes,  Edouard Schuré, Enel, René Guénon, Léon Cellier, Robert Amadou… Au fond je peux dire que dès qu'il s'agit de traduction des premiers chapitres de la Genèse, Fabre est incontournable pour tout esprit libre désirant aller au sens profond du texte.

            Pour entrer dans le vif du sujet,  nous présentons quelques uns des principaux ouvrages de Fabre et les Enseignements, qui ne sont pas nouveaux, mais qui sont bien oubliés.

Ils sont pourtant toujours d'actualité. pour ces temps  

BIOGRAPHIE


  
Il serait trop long de donner une biographie de Fabre d'Olivet.
Pour les personnes intéressées, nous vous renvoyons à trois ouvrages :

" Mes souvenirs" de Fabre d'Olivet lui-même 

      Où il donne sa propre perception des différents moments et expériences de sa vie. Il décrit des passages très émouvants, comme celui de sa rencontre avec celle qui est son Égérie, et qui l'inspira tout au long de ses recherches.
Il y a la période cévenole, et son enfance à Ganges, où il décrit sa vie en Cévennes juste avant la Révolution de 1789.
Il y a des témoignages très forts sur la Révolution, et ses essais d'éditions de journaux comme "l'Invisible",Ses
difficultés avec Napoléon Bonaparte et le Tout nouveau Conseil de l'ordre des médecins, à propos de guérisons de sourds-muets de naissance... Il est à remarquer que ce manuscrit  a été amputé, on ne sait par qui, de nombreuses pages qui dénature et rompt le fil du récit.
Cet ouvrage publié par les éditions Bélibaste est aujourd'hui épuisé.


  FABRE D'OLIVET 
CONTRIBUTION A L'ÉTUDE DES ASPECTS 
RELIGIEUX DU ROMANTISME           

de Léon CELLIER

         C'est une thèse de 450 pages sur Fabre, une source inestimable de documentation, qui montre combien  notre auteur à influencé une grande partie des romantiques français et en particulier Victor Hugo.

Cette Thèse est en réédition aux archives départementales de l'Hérault


 

Enfin  une biographie directement accessible, celle de Sédir, en introduction de " L'HISTOIRE PHILOSOPHIQUE DU GENRE HUMAIN" publié aux Éditions traditionnelles, et que l'on peut trouver dans toute bonne librairie.

 

Les OEUVRES


LA LANGUE HÉBRAÏQUE RESTITUÉE 

            Dans cet ouvrage, Fabre énonce quelques réalités sur la Langue Hébraïque qui sont loin d'être reconnues aujourd'hui, que ce soit des hébraïsants comme des linguistes. Ce qui provoque de nombreux retards dans la compréhension des Textes.

            Je ne fait que citer les points sur lesquels il faudra que la "doxie" actuelle change…

L'hébreu est le pure idiome égyptien sorti des Temples Égyptiens.

¨      Puissance du signe : En hébreu les signes ou lettres ont gardé toute leur puissance

¨      Racines bilitères : Ces signes forment des racines qui sont toujours composées de Deux lettres, au delà ce sont des racines composées. Les racine trilittères sont une innovation du moyen age, à l'exemple des grammairiens arabes.

¨      la grammaire  est fondée sur le nom,  et il n'y a qu'un  verbe unique, le verbe ÊTRE, c'est une image de la Création;

¨      Il existe sept voyelles en hébreu  } U Y Y R W D soit A - E - O - Ou - H - I - ,A

¨      Les trois sens , propre, symbolique et hiéroglyphique : selon la méthode de Fabre c'est dans la grammaire,  par la puissance du signe et l'étymologie que ces trois sens sont signalés. Nous avons une méthode très rigoureuse et reproductible. Est-il utile de signaler à quel point la rigueur  et la précision sont  les qualités de l'hébreu.

¨      La traduction des 10 premiers chapitres de la Genèse – issu de clairvoyants – et les nombreuses notes explicatives de Fabre, permettent de rendre le sens profond du Texte et de faire saisir ce qu'a réellement dit Moïse ( MoShE ). C'est une lutte contre tous les traductions plus ou moins fausses et honnêtes- Fabre donne  les moyens de faire  nos vérifications et d'avoir notre propre démarche, et d'acquérir sa propre connaissance.  aller directement à la source pour comprendre ce qui est vraiment dit, découvrir que c'est un véritable enseignement, le cheminement de  l'humain dans la Création

¨      Enfin la traduction du premier mot BeRÆShITh,  entraîne toute la compréhension de la suite de la Cosmogonie. C'est une Création en Principe, où est mis en place tout ce qui sera nécessaire pour une Création manifestée.  

            Les scientifiques ne peuvent entrer dans le texte, ils font un travail phénoménal mais tautologique parce qu'ils se refusent à comprendre que ces textes sont des textes écrits par  des confréries de clairvoyants, et non par des tribus de  sauvages et barbares. De ce point de vu, il ne sert à rien de chercher ces explications ultra matérialistes et autres inter influences, qui ne rendent jamais compte de l'aspect spirituel de cet Enseignement qui pour leur  gouverne, ne vieilli pas d'une ride.

¨      Voici quelques réflexions parmi des dizaine d'autres :

            ADaM n'est pas un petit bonhomme avec une feuille de vigne, mais l'homme universel le "Règne humain" le 4me règne, car l'Humanité si elle tient des trois autres règnes n'est pas seulement animale. Certains humains se croyant animaux se conduisent d'ailleurs comme tel. Rappelons qu'Il est crée mâle et femelle…

             Il n'y a pas de Jardin d'Eden, pas de pomme, le serpent n'en est pas un , il n'y a pas de péché originelle dont la femme serait responsable et dont il faudrait la punir… Il y a une Éternité postérieure, dans laquelle un espace-temps débute, où se trouve placé le règne humain. ÆDam voit ses potentialités d'être autonome,  développées en principe, pour cela il faut d'abord une faculté volitive ÆiShaE,  tentée par la connaissance et le changement,  et induite par une "passion cupide", égocentrique :  le serpent…autre faculté  et une faculté intellectuelle ÆISh qui intellectualise ce qui se passe…

             C'est ainsi qu' ÆDaM va devenir un Être indépendant, autonome et libre de ses choix… C'est le grand acte d'amour du  Créateur, d'accepter et de pousser la Création  et ADaM à vivre leur vie propre. Il n'y a pas péché il y a acte d'amour, d'évolution.

Tout cela vient directement de Fabre d'Olivet, comment ne pas y jeter un œil ?  

Il est toujours utile de répéter à quel point Fabre est incontournable, sur la Genèse et la langue hébraïque, comme sur bien d’autres recherches théosophiques dont nous reparlerons plus tard.

Ici il s’agit simplement de donner le désir au plus grand nombre possible de rencontrer les œuvres de Fabre.  

   *


Contenu de l'ouvrage

2

La Langue D'OC rétablie

                   PREMIÈRE ÉDITION INTÉGRALE DE "LA LANGUE D'OC RÉTABLIE"

Reconnu comme précurseur des Félibres, un des premiers à avoir une vision pan-occitanique, ANTOINE FABRE D'OLIVET est resté dans l'ombre. Son ouvrage "LA LANGUE D'OC RETABLIE", souvent nommé et cité, n'a jamais été publié.

Le manuscrit original définitif, terminé en 1820, après un voyage d'étude en Languedoc, et plus particulièrement en CÉVENNES et dans sa ville natale GANGES, est de la main même de FABRE D'OLIVET. Ce manuscrit est conservé à la Bibliothèque Municipale d'Hyères dans le Var.

Cette énorme contribution, conçue comme un sauvetage de l'Occitan, devrait utilement servir à tous ceux qu'intéresse l'Occitan , et renouveler certaines perspectives de recherche. L'association "FABRE D' D ' OLIVET RESTITUE" consacre toute son énergie à cette première édition.

L'ouvrage se compose d'une GRAMMAIRE OCCITANE (388 pages manuscrites), d'un VOCABULAIRE (654 pages manuscrites), et d'un choix de poésies occitanes "LE TROUBADOUR" qu'Antoine FABRE dédie à sa mère (444 pages manuscrites).

 


L'HISTOIRE PHILOSOPHIQUE DU GENRE HUMAIN
( 1824 )  

  Dans cet ouvrage en deux tomes, Fabre nous décrit l'histoire de l'Humanité et de toutes les transformations nécessaires à son développement depuis sa naissance, jusqu'au 19me siècle. quels sont les moteurs de l'histoire? Quels sont les clés qui permettent de comprendre l'enchaînement des évènements ?

            Pour cela Fabre donne la conception  initiatique de la composition de l'homme, avec la distinction entre les traditionnels trois corps : Physique ; âme et Esprit. Il nous renvoie d'ailleurs à la L.H.R. et l'histoire d'ÆDaM, le genre humain.

            Fabre est un des rares modernes à reprendre le concept antique des règnes, minéral, végétal, animal et "hominal". L'homme s'il tient des trois règnes précédents, n'en forme pas moins un règne indépendant. Beaucoup aujourd'hui pensent que l'humain est animal et d'ailleurs se conduisent comme tel, et non comme des humains.

            Ensuite il nous décrit les trois grandes puissances de l'Univers, qu'il reprend de Pythagore. Ces trois grandes puissances sont la Providence, le Destin et la volonté de l'Homme. Autrement dit,  La Providence ou l'Amour, le Destin ou le chaos ou la Nécessité, la Volonté de l'homme ou le libre-arbitre, sa liberté…Fabre nous donne ensuite un panorama de l'histoire où ces 3 puissances se manifestent… Ces clés sont étonnement fonctionnelles,  tout cela est éblouissant et aide vraiment à comprendre notre histoire.

            Pour ne pas alourdir ce survol, ne signalons qu'une révélation d'importance faites dans cet ouvrage. C'est l'histoire de RAM le druide. Aujourd'hui  la doxie scientifique s'accorde à penser que  toutes les histoires, mythologies et  Textes sacrés sont des fabulations sans rapports directs avec la réalité de l'histoire. Fabre nous démontre l'inverse les héros et demi dieux, les grands sages sont des êtres réels qui ont existé et aidé à l'évolution de l'humanité. Il en est ainsi de Orphée, Odin, le premier Zarathoustra… et surtout de RAM, fondateur de l'Empire universel. Parti de l'ouest de l'Europe l'épopée de Rama se termine en Inde. Le mouvement Indo-européen  ne vient pas d'Orient mais d'occident, les langues indo-européennes sont bien de la même famille, rencontrant les langues sémitiques et dravidiennes avec de nombreuses fusion ,en particulier sur les mots importants de la Tradition, comme le mal par exemple Ahriman, en perse, ’ARouM en hébreu.

            Fabre n'est pas tout à fait seul dans cette démarche, il est rejoint un siècle plus tard par Sri Aurobindo, qui reprend ces thèses à propos des Védas dans "le Secret des Védas".

            Fabre est un véritable novateur qui apporte des informations qu'il serait bon de vérifier plutôt que de les considérer d'emblée comme absurde. C' est le problème des chercheurs du IIIme millénaire.


LES VERS DORES DE PYTHAGORE  (  1813  )

            Fabre donne sa propre traduction des "Vers dorés de Pythagore" de Lysis. Puis il ajoute des commentaires très éclairants sur les confréries initiatiques dans l'antiquité. Les disciples, s'ils produisaient quelques travaux le redonnaient toujours au maître. Les idées l'emportaient sur l' homme, " les choses sur les individus ".

            Dans les examens sur les Vers Dorés, Fabre nous montre quels étaient les véritables connaissances  de Pythagore, ce qui était exo et ésotérique. C'est le découvrement de la doctrine Pythagoricienne dans ce qu'elle a de plus pratique. Les degrés d'initiation duraient plus de trente années, c'est en fait le travail de toutes une vie. Il ne s'agit pas là de considérations philosophiques, abstraites mais d'un chemin de développement personnel et spirituel. C'est ce qui est le plus oublié aujourd'hui, entrer sur le Chemin demande de grands efforts et beaucoup de travail, et de l'aide.

            Un point mérite d'être signalé pour sa "modernité", c'est celui de l'existence du mal.

" Les théosophes ne faisaient point un dogme public de l'unité de Dieu, précisément à cause de l'explication qu'il aurait fallu donné de l'origine du bien et du mal"    Vers Dorés p 231.

  En effet si Dieu est UN, comment expliquer l'origine du mal ?  De cette connaissance dépend la "solution du problème du libre arbitre"  de la liberté. C'est ce qu'a fait Moïse dans le BéRÆShITh,  le Dieu UN  et le Libre arbitre, et la "Conscience du bien et du mal "      

                                                                                         *

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            Les ouvrages de Fabre, se renvoient les uns aux autres. Donnant des visions et explications complémentaires en variant les points de vus.

 

            Voici quelques autres ouvrages de Fabre qui nous semble très utile de consulter :

 


  NOTIONS SUR LE SENS DE L'OUIE    ( 1811 ) :  

 

            Fabre essaie de faire publier par l'état, la LH.R. , pour cela le ministre de l'intérieur de l'époque lui demande de prouver qu'il a bien su découvrir les secrets de Moïse. Ainsi il soigne plusieurs sourds et muets de naissance. Il est rattrapé par l'ordre des médecins, tout juste créé… Dans ce texte il ne donne pas sa technique, mais des réflexions importantes sur l'oreille, sur le double sens d'entendre : phénomène physique et sens interne, la compréhension de ce qui est perçu. Cette thérapie fondée sur la connaissance transmise dans la Genèse ne peut être écartée d'un revers de manche, elle reste évidemment d'actualité.  

 


 

LA VRAIE MAÇONNERIE ET 

LA CÉLESTE CULTURE  ( 1825 )

 

            Ce texte, d'abord perdu, comme l'ouvrage sur la Musique, a été retrouvé par Léon Cellier et  a été publié en 1973. Il a beaucoup intrigué, en particulier parce qu'il porte le nom de Maçonnerie.

            L actualité de ce texte, tient en plusieurs aspects :

 

¨    Tout d'abord, il ne s'agit pas d'une nouvelle religion polythéiste, comme certains ont voulu le voir, mais de la création par Fabre d'un groupe de travail où l'Enseignement Traditionnel était transmis pas à pas par Fabre. Cette transmission est orale, ces textes sont les interventions de Fabre, mais non l'Enseignement proprement dit. Cela nous rappelle que la spiritualité appelle ce type de groupe et que le travail ne peut se faire tout seul. C'est l'échelle de Jacob. Ceci est admis pour l'orient, cela existe en occident.

¨      Dans ce texte Fabre développe d'une manière plus précise les principes dévoilés dans ses autres ouvrages, les trois grandes puissances, et également une théorie des nombres unissant Moïse et Pythagore : le Ternaire et le quaternaire sacrés.

¨      Une place importante est réservée au rituel : il est nécessaire aujourd'hui de retrouvé ce climat vibratoire pour se rendre plus réceptifs aux expériences d'ouverture du champs  de conscience. Le rituel est un outil de grande puissance, qu'il ne faut pas ignorer parce que l'image véhiculée aujourd'hui est celle de la superstition. Il faut pourtant remarquer que le rituel fait parti de la vie quotidienne de bien des personnes, et bien des groupes, sans que cela soit conscient

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La THEODOXIE UNIVERSELLE

Le titre même de l’ouvrage pose problème. Ce mot grec doxie signifie opinion, d’où ortho et hétérodoxie, opinion droite ou commune, ou opinion non conforme… Qu’est-ce qu’une Théodoxie, une opinion divine ou plus certainement l’opinion des humains sur le Divin. Cette Théodoxie que nous propose Fabre, est  Universelle. Il nous fait remarquer que cette Opinion est la même pour toute l’Humanité, la même depuis qu’il y a une Humanité sur la planète, elle est universelle  c’est à dire UNE. Nous sommes d’emblée dans une vision unifiante de la Création. Son ouvrage est cette démonstration, les Concordances sont très éclairantes, et incontestables, La même Révélation, le même Enseignement, le même Don a été fait à toute l’humanité.

Des Initiés, des prophètes, des rishis ont été les messagers,  des « docteurs cosmiques » comme disent les Soufis, et ont transmis ce Savoir pour que les humains puissent voir la direction à suivre. Beaucoup font semblant de ne pas le savoir… Le Message prend des formes différentes selon les besoins, la période, le génie de chaque peuple, de chaque langue, de chaque messager… l’unité du phénomène humain nous est ainsi démontré, comme la génétique nous le démontre également. Il n’y a pas de hiérarchie entre ces Textes. Il n’y a pas à porter de jugement de valeur, ils nous décrivent la même réalité, chacun avec son génie propre.

 L’Universalité de cette Théodoxie est loin d’être reconnue en cette fin de XXme siècle. L’opinion générale est même inverse, il n’y aurait rien à voir entre le Y’King, les Védas et le Sepher de Moïse. Les Traductions, même les plus sincères et honnêtes, les interprétations et  l’exégèse de ces Textes sont le plus souvent tirées vers ce qu’il y a de plus matériel, de plus vulgaire, les déformant au point que ceux-ci sont « l’écueil de la raison et l’épouvante des sciences naturelles » comme dit Fabre d’Olivet pour  le Sepher de Moïse. Les traductions que donne Fabre de ces textes, ne ressemblent à aucunes autres, il essaie de nous faire sentir que c’est l’Esprit qui est en œuvre.

          Son argumentation, souvent fondée sur des rapprochements linguistiques sont très éclairants pour le cherchant, peut-être moins pour les scientifiques, qui sont gênés par ce genre de démarche incisive et directe, en direct avec les Textes Sacrés.

 Cette universalité des cosmogonies ne concerne pas seulement les textes sacrés écrits, elle concerne toutes les traditions orales, sauvegardées par des initiés et dont nous pouvons prendre connaissance dans les témoignages des chamanes, griots, conteurs, et  des ethnologues.

 Est-il utile d’ajouter que cette démarche est la contradiction vivante de tout sectarisme, « fondamentalisme » ou orthodoxisme, de tout fanatisme, et intégrisme, qui sont le contraire même du Message : l’humain doit se développer et aller vers sa Libération en vivant en harmonie dans la Création. C’est assez difficile comme cela, sans qu’il y ait besoin de ces intolérances, ces brutalités, images même de l’aliénation, de la Bête…

           La  « Théodoxie Universelle », contient en puissance tous les travaux qui ont cherché à rapprocher  l’Orient et l’Occident. Elle est une référence et  une  source de réflexion pour aider, dans cette période d’unification technique et économique de la planète sur des bases peu propices au développement spirituel, à trouver une pensée universelle pour le nouveau millénaire.

             Le terme de « Concordances », est remarquable par sa précision. Il ne s’agit ni d’égalité, ni de fusion, ni même de ressemblance, au-delà des apparences et des formes, nous voyons la même Connaissance.

            Semble-t-il personne ne s’est attaqué à pareille tâche. Fabre reste seul sur ce terrain des Concordances.

                       L’ouvrage de Fabre d’Olivet est resté deux siècles sous le boisseau, attendant le moment où il pourra être reçu et être utile à l’humanité. Nul doute qu’il arrive au bon moment. Fabre nous montre que si l’on arrive a entrer dans le sens profond, « hiéroglyphique » de chacun de ces textes nous vivrons le processus même de la Création.

  Cela est une expérience intérieure  


  
Pour clore cette note, d'autres ouvrages de Fabre ont leur importance, il sera parlé ailleurs de 

"La Langue d'Oc rétablie", de " Mes Souvenirs", de "Caïn réfutation des thèses de Lord Byron"… 

sans oublier "La Théodoxie Universelle ".

Ces quelques pistes seront j'espère suivies.

Elles donnent la dimension humaniste et théosophique à l'œuvre de Fabre.

 Le travail de Fabre est une aide directe pour la compréhension de l'évolution de l'humanité,  

et un outil critique contre la surmatérialisation des Sciences, de l'économie,

de la vie…  

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Postérité de Fabre d'Olivet

Cette rubrique veut simplement montrer que  de très nombreux auteurs, non seulement chez les théosophes, et les philosophes, mais aussi chez les linguistes, historiens et autres chercheurs se sont grandement inspirés des travaux et découvertes de Fabre d’Olivet, la plupart sans même citer son nom. Mais beaucoup et non des moindre lui rendent un hommage vibrant, comme nous l’avons montré pour René Guénon, et aujourd’hui ce sont des témoignages de  Raymond Abélio et d’Edouard Schuré.  

 Entretien avec Raymond ABELIO

De plus, dans l' Introduction à une théorie des nombres bibliques , nous avons en plus étudié l'aspect sémantique de la chose et procédé à une reconstitution phénoménologique. Depuis une vingtaine d'années, et surtout depuis un an, dans l'exégèse biblique, l'on s'est aperçu que les traductions ordinaires de ces textes sacrés étaient extrêmement imparfaites, très dérivées, à un niveau d'interprétation très bas. La tradition déclare d'ailleurs que les Écritures ont plusieurs sens : littéral, symbolique, hiéroglyphique...

            Il fallait donc remonter au sens métaphysique des racines hébraïques

.            Q. : Vous vous êtes, à ce sujet, intéressé aux travaux de Fabre d'Olivet ?

R.A. : Bien entendu. Fabre d'Olivet a été l'initiateur de cette démarche. C'était d'ailleurs un personnage extraordinaire : l'on peut se demander, comment au début du dix-neuvième siècle, il pouvait avoir la connaissance d'autant de langues anciennes. Mais l'on peut avec les dictionnaires de racines hébraïques, qui n'existent d'ailleurs pas en français mais seulement en anglais et en allemand, avoir des surprises extraordinaires ! 

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 EXTRAIT DE L’OUVRAGE DE EDOUARD SCHURE LES GRANDS INITIES

Chapitre consacré à Moïse    (p 189, 190 )    ed. Pocket

Nul doute, étant donné l'éducation de Moïse, qu'il écrivit la Genèse en hiéroglyphes égyptiens à trois sens.  Il en confia les clefs et l'explication orale, à ses successeurs.  Lorsque, au temps de Salomon, on traduisit la Genèse en caractères phéniciens; lorsque, après la captivité de Babylone, Esdras la rédigea en caractères araméens chaldaïques, le sacerdoce juif ne maniait déjà plus ces clefs que très imparfaitement.  Quand vinrent finalement les traducteurs grecs de la Bible, ceux-ci n'avaient plus qu'une faible idée du sens ésotérique des textes.  Saint Jérôme, malgré ses sérieuses intentions et son grand esprit, lorsqu'il fit sa traduction latine d'après le texte hébreu, ne put pénétrer jusqu'au sens primitif; et, l'eût-il fait, il aurait dû se taire.  Donc, quand nous lisons la Genèse dans nos traductions, nous n'en avons que le sens primaire et inférieur.  Bon gré mai gré, les exégètes et les théologiens eux-mêmes, orthodoxes ou libres penseurs, ne voient le texte hébraïque qu'à travers la Vulgate.  Le sens comparatif et superlatif, qui est le sens profond et véritable, leur échappe.  Il n'en demeure pas moins mystérieusement enfoui dans le texte hébreu, qui plonge, par ses racines, jusqu'à la langue sacrée des temples, refondue par Moïse, langue où chaque voyelle, chaque consonne avait un sens universel en rapport avec la valeur acoustique de la lettre et l'état d'âme de l'homme qui la produit.  Pour les intuitifs, ce sens profond jaillit quelquefois, comme une étincelle, du texte; pour les voyants, il reluit dans la structure phonétique des mots adoptés ou créés par Moïse : syllabes magiques où l'initié d'Osiris coula sa pensée, comme un métal sonore dans un moule parfait.  Par l'étude de ce phonétisme qui porte l'empreinte de la langue sacrée des temples antiques, par les clefs que nous fournit la Kabbale et dont quelques-unes remontent jusqu'à Moïse, enfin par l'ésotérisme comparé, il nous est permis aujourd'hui d'entrevoir et de reconstituer la Genèse véritable.  Ainsi, la pensée de Moïse sortira brillante comme l'or de la fournaise des siècles, des scories d'une théologie primaire et des cendres de la critique négative (1).

   Le vrai restaurateur de la cosmogonie de Moïse est un homme de génie aujourd’hui presque oublié, et auquel la France rendra justice le  jour où la science ésotérique, qui est la science intégrale et religieuse, sera réédifiée sur ses bases indestructibles. Fabre d’Olivet ne pouvait être compris de ses contemporains, car il était  en avance d’un siècle sur son  époque.  Esprit universel, il possédait au même degré trois facultés dont l'union fait les intelligences transcendantes : l’intuition, l'analyse et la synthèse. Né à Ganges (Hérault) en 1767, il aborda l'étude des doctrines mystiques de l'Orient, après voir acquis une notion approfondie des sciences, des philosophies et  des littératures de l'occident.  Court de Gébelin, par son Monde primitif lui ouvrit les premiers aperçus sur le sens symbolique des mythes de l’antiquité et sur la langue sacrée des temples. Pour s’initier aux doctrines de l’Orient, il apprit le chinois, le sanscrit, l’arabe et 1'hébreu. En 1815 il publia son livre capital  il publia son livre capital : La Langue hébraïque restituée. Ce livre renferme :

 une dissertation introductive sur l’origine de la parole

               2° une grammaire hébraïque fondée sur des principes nouveaux

               3° les racines hébraïques envisagées selon la science  étymologique ;

               4° un discours préliminaire ;

5° une traduction française et anglaise des dix premiers chapitres de la Genèse qui contiennent la    cosmogonie de Moïse.  Cette traduction est accompagnée d'un commentaire du plus haut intérêt. je ne       puis ici que  résumer les principes et la substance de ce livre révélateur.  Il est pénétré de l’esprit ésotérique   le plus profond, et construit selon la méthode scientifique la plus rigoureuse. 

             La méthode dont Fabre d’Olivet se sert pour pénétrer le sens intime du texte hébraïque de la   Genèse est la comparaison de  l'hébreu avec l'arabe, le syriaque, l’araméen et le chaldéen, au point  de vue des racines primitives et universelles, dont il fournit un lexique admirable, appuyé d'exemples pris dans toutes les langues, lexique qui peut servir de clef pour les noms sacrés chez tous les peuples. De tous les   livres ésotériques sur l’Ancien  Testament, celui de Fabre d’Olivet donne les clefs les plus sûres. il donne,     en outre, un lumineux exposé de l'histoire de la Bible, et les raisons apparentes pour lesquelles le sens caché s'en est perdu et est, jusqu’à nos jours, profondément ignoré de la science et de la théologie officielles.

         Ayant parlé de ce livre, je dirai quelques mots d'un autre ouvrage plus  récent qui en procède et qui, outre son mérite propre, a eu celui ramener l'attention de quelques chercheurs indépendants sur son premier inspirateur.  Ce livre est La Mission des Juifs, de M. Saint -Yves d'Alveydre (1884, Calmann - Lévy). M. Saint-Yvcs doit son initiation Philosophique aux livres de Fabre d'Olivet.  Son interprétation de la Genèse essentiellement celle de La Langue hébraïque restituée, sa métaphysique, celle des Vers dorés de Pythagore, sa philosophie de l'histoire et le cadre général de son ouvrage sont empruntés à l'Histoire philosophique du genre humain.  Reprenant ces idées mères, y joignant ses matériaux et les taillant à sa guise, il a construit un édifice nouveau d'une grande richesse, d'une valeur inégale et d'un genre composite.  Son but est double : prouver que la science et la religion de Moïse furent la résultante nécessaire des mouvements religieux qui l'ont précédé en Asie et en Égypte, ce que Fabre d'Olivet avait déjà mis en lumière dans ses oeuvres géniales ; prouver ensuite que le gouvernement ternaire et arbitral, composé des trois pouvoirs, économique, judiciaire et religieux ou scientifique, fut de tout temps un corollaire de la doctrine    des initiés et une partie de l'ancien cycle, avant la Grèce. -

 v      

  Edouard Schuré, dans ce même ouvrage « Les Grands Initiés », qui a été un livre de chevet pour beaucoup   de générations, cite abondamment Fabre et s’inspire de ses travaux pour :

Rama, Moïse, Orphée, Pythagore.

C’est un ouvrage  qui  aide à comprendre les vies et paroles 
des grands initiés
Guides de l’humanité. 

  Haut de page

Voici un texte de Fabre d'Olivet tiré de l'introduction de la

 LANGUE HÉBRAÏQUE RESTITUEE

Le texte que nous vous présentons ci-dessous est un extrait du chapitre sur la Grammaire dans « La Langue Hébraïque Restituée » d'Antoine Fabre d'olivet. Ce sont ses pages de conclusion[1], où il donne un axe de recherche crucial sur l'origine des langues, du geste, de la parole et du signe écrit. Ce texte date de 1815…

 

«  Voilà à peu près tout ce que les hébraïsants vulgaires ont connu des effets du signe. Ce serait encore beaucoup sans doute, s'ils avaient su en faire l'application; mais je n'en vois pas un qui y ait pensé seulement. Il est vrai que dans les entraves qu'ils s'étaient données relativement aux racines trilittérales et bi-syllabiques, qu'ils assignaient avec une sorte de dévotion à la Langue hébraïque, cette application, déjà très difficile en elle-même, devenait nulle dans ses résultats.

J'ose me flatter que le Lecteur qui m'aura suivi avec l'attention convenable, arrivé à ce point de ma Grammaire, ne verra plus dans les langues des hommes, autant d'institutions arbitraires, et dans la Parole, une production fortuite, due seulement au mécanisme des organes. Rien d'arbitraire, rien de fortuit, ne marche avec cette régularité, ne se développe avec cette constance. Il est bien vrai que sans organes l'homme ne parlerait pas ; mais le principe de la Parole n'en existerait pas moins indépendant, toujours prêt à se modifier lorsque des organes se présenteraient susceptibles de cette modification. Et le principe et les organes sont également donnés. Mais l'un existe immuable, éternel, dans l'essence divine ; les autres, plus ou moins parfaits selon l'état temporel de la substance dont ils sont tirés, présentent à ce principe des foyers plus ou moins homogènes, et le réfléchissent avec plus ou moins de pureté. Ainsi la lumière frappe le cristal destiné à la recevoir et s'y réfracte avec une énergie analogue au poli de sa surface. Plus le cristal est pur, plus elle s'y montre brillante. Une surface raboteuse, ou souillée, ou noircie, ne rend qu'un éclat indécis, sombre ou nul. La lumière reste immuable, quoique son éclat réfracté puisse varier à l'infini. Ainsi se comporte le principe de la Parole. Toujours le même au fond, il indique pourtant dans ses effets l'état organique de l'homme. Plus cet état acquiert de perfection, et il en acquiert sans cesse ; plus la Parole trouve de facilité à déployer ses beautés.

A mesure que les siècles marchent, tout marche à son perfectionnement. Les langues éprouvent à cet égard les   vicissitudes de toutes choses.  Dépendantes des organes quant à la forme, elles en sont indépendantes quant au principe. Or, ce principe tend à l'unité dont il émane. La multiplicité des idiomes accuse l'imperfection des organes, puisqu'elle s'oppose à la manifestation de cette unité. Si l'homme était parfait, si ses organes avaient acquis toute la perfection dont ils sont susceptibles, une seule langue serait entendue, et parlée d'une, extrémité à l'autre de la Terre.

Je sens que cette idée, toute vraie qu'elle est, paraîtra paradoxale ; mais, lorsque la vérité se présente sous ma plume, je ne sais pas la repousser.

Parmi plusieurs langues simples qui se sont offertes à moi, j'ai choisi l'hébraïque, pour en suivre les développements et les rendre sensibles. Quoique je n'aie rien négligé pour enseigner le matériel de cet idiome antique, j'avoue néanmoins que mon but principal a été d'en faire connaître le génie, et d'engager le Lecteur à le transporter à d'autres études.

Car le Signe, sur lequel j'ai élevé mon édifice grammatical, est la base unique sur laquelle reposent toutes les langues du Monde.

Le signe découle directement du principe éternel de la Parole, émané de la divinité; et s'il ne se présente pas partout sous la même forme et avec les mêmes attributs, c'est que les organes chargés de le produire au dehors, non seulement ne sont pas les mêmes chez tous les peuples, dans tous les âges, sous tous les climats ; mais reçoivent encore une impulsion que l'esprit humain modifie selon son état temporel.

Le signe se borne aux inflexions simples de la voix.  Il y a autant de signes que d'inflexions possibles. Ces inflexions sont en petit nombre.

Les peuples qui les ont distingués de leurs combinaisons diverses, en les représentant par des caractères susceptibles de se lier entre eux, comme on le voit dans l'alphabet littéral que nous possédons, ont hâté le perfectionnement du langage, sous le rapport des formes extérieures, ceux qui, les confondant avec ces mêmes combinaisons, leur ont appliqué une série indéfinie de caractères composés, comme on le voit chez les Chinois, ont perfectionné ses images intérieures.  

Les Égyptiens qui possédaient à la fois le signe littéral et la combinaison hiéroglyphique, devaient être, ainsi qu'ils l'étaient en effet, pour l'état temporel des choses, le peuple le plus éclairé du Monde ».  

 

*

 

Ces deux pages de la conclusion de son livre sur la grammaire Hébraïque sont particulièrement éclairantes. C'est dans cet esprit, initié par Fabre d'Olivet que nous nous engageons, et lui rendons ici hommage, il est toujours, près de deux siècles après sa mort, un précurseur dont les travaux s'ils ne sont toujours pas reconnus, restent incontournables.

 



16. La langue hébraïque restituée  p. 193

 

 

 TEXTE sur FABRE D'OLIVET 

TIRE DE CALICE  N° 4 DE SEPTEMBRE 2008
Article paru de Yves Gourgaud paru dans

les CAhier de LIttérature CÉvenole
56 avenue du 8 Mai 30520 Saint-Martin-de-Valgalgues

 

CAhiers de

LIttérature

CEvenole  

 

CALICE n°4

Les précurseurs

des félibres

en Cévennes

Editions  Aigo  Vivo

(éditions populaires)

Yves  Gourgaud

56 avenue du 8 mai

30520  St Martin de Valgalgues

© Yves Gourgaud 2009


PRÉSENTATION

            Le titre de ce CALICE s’inspire directement de celui de l’étude de Frédéric Donnadieu : Les précurseurs des Félibres, 1800-1855, Paris 1888 (réédition par le regretté Abbé Marcel Petit, CPM 1980, 352 pages). Dans cet ouvrage (que nombre d’occitanistes, à l’exemple d’André Berry, citent sous le titre fantaisiste «Les précurseurs du Félibrige», le pompon revenant au « spécialiste cévenol » Georges Péladan, qui cite « Les précurseurs du Félibrige  de Dieudonné » dans Las Castanhadas, tome 3, page 26 !!), Donnadieu présente 14 précurseurs, dont l’un n’a aucune œuvre littéraire à son actif (Honnorat). On remarquera pour commencer que sur ces 13 auteurs, 2 sont de langue cévenole et présentent une œuvre dont la qualité se situe bien au-dessus de la moyenne : le « précurseur des précurseurs », FABRE d’OLIVET, et LA FARE-ALAIS, auxquels sont consacrées respectivement 47 et 25 pages. Et Donnadieu aurait sans doute ajouté un troisième Cévenol à sa galerie, si son ouvrage était paru quelques années plus tard : c’est en 1899 seulement que furent réunies quelques poésies de Mathieu LACROIX, que Mistral avait remarqué dès le « Roumavàgi deis Troubaires » de 1853 à Aix.

            Or ces trois grands auteurs ne sont pas les seuls à avoir illustré la langue cévenole avant l’arrivée des premiers félibres, puisque nous avons pu recenser pour la même période une dizaine d’autres auteurs. C’est le résultat de cette recherche que nous voulons présenter ici, en quatre chapitres d’importance croissante :

            1.             Nous signalerons d’abord deux auteurs restés inédits et dont nous n’avons pas pu consulter l’œuvre, que pourtant nous pressentons importante : Pierre CAVALIER et Laurent CABANIS.

            2.             Ayant déjà republié l’œuvre (réduite à sa plus simple expression : un poème de 24 vers) de FLORIAN (CALICE n°1 pages 10-11), nous reproduirons ensuite des pièces de trois autres auteurs dont nous ne connaissons qu’une ou deux œuvres, au demeurant de longueur modeste : ROCHE et MAYE(T) d’Anduze, et MARSIAL de Lasalle.

            3.            Nous nous proposons encore, s’agissant des trois grands poètes précurseurs déjà évoqués, de dresser l’inventaire quantitatif de leurs écrits cévenols (nombre de pièces et nombre de vers).

            4.            Finalement, nous présenterons au public quatre précurseurs qui n’avaient jamais été signalés comme tels, deux d’entre eux étant restés inédits en recueil (COURET et PASCAL), un autre ayant été ignoré par les bibliographies de référence (GLAS) et le dernier n’ayant été recensé que comme auteur félibréen (GOURDOUX)

            Nous redisons ici que notre seule ambition, pour le moment, est de fournir (à la critique littéraire comme au plus large public) des éléments concrets, des repères et des références concernant une langue et une littérature dont l’histoire reste à écrire.         

3. Trois grands précurseurs

I.   FABRE  d’ OLIVET

(né à Ganges en 1767, mort à Paris en 1825)

            Nous avons déjà évoqué cette figure capitale de la littérature cévenole (CALICE n°1, pages 16 à 30) pour affirmer que si son monumental ouvrage La langue d’oc rétablie a inspiré bien des commentaires, ces commentaires sont très inégalement répartis : les occitanistes se sont abattus sur ses recherches grammaticales dans le but avoué d’y trouver la confirmation de leur propre idéologie, à savoir d’une part la prétendue existence d’une « Occitanie » (alors que pour Fabre, il n’existe qu’une « Oscitanie » qui serait la terre des anciens Osques, d’où la graphie fantaisiste), et d’autre part la prétendue existence chez Fabre d’une volonté renaissantiste doublée d’une volonté de rétablir la graphie « classique » des troubadours : une simple lecture des textes littéraires de Fabre suffit à démentir ces affirmations, et le simple bon sens suffit à comprendre que cette graphie prétendument « classique » n’est que le camouflage indispensable pour essayer de faire passer la supercherie littéraire. Toutes ces manœuvres occitanistes autour de la figure de Fabre n’ont jamais eu qu’un seul but : marginaliser l’œuvre et la pensée de Mistral (qui jette sur l’entreprise occitaniste une ombre fatale) en lui inventant un glorieux devancier « occitaniste ». Or ce n’est pas faire injure à Fabre que d’affirmer que sa vision grammaticale de la « langue d’oc » est très largement fantaisiste et que sa graphie manque singulièrement de cohérence : le génie de cet homme se trouve ailleurs que dans les fantasmes contenus dans sa Grammaire. Ladite grammaire ne constitue d’ailleurs que la première partie de son ouvrage, mais surtout elle n’est que le calque, mécaniquement appliqué à une « langue dérivée », de la grande étude que Fabre consacra à La langue hébraïque restituée, ouvrage publié en 1813. Selon le spécialiste de cet ouvrage qu’est Michel Moché, Fabre y révèle l’extraordinaire puissance du « souffle créateur » contenu dans les lettres-phonèmes de l’hébreu ; et c’est sans doute ce souffle créateur que Fabre a voulu retrouver dans sa propre langue en lui inventant des origines bien plus reculées que le latin ; mais alors que l’hébreu lui fournissait une langue restée intacte pendant des millénaires, la langue cévenole (qu’il confond avec la « langue d’oc » ancienne) ne lui offrait que des bribes de littérature : c’est pourquoi il va lui inventer des textes anciens, prétendument « troubadouresques », qu’il compose lui-même en les habillant (ou plutôt : en les camouflant) dans une graphie gauchement imitée des Troubadours. Ce pastiche, assez tôt révélé, aura un double effet négatif : il va considérablement amoindrir la crédibilité de son entreprise grammaticale-étymologique d’une part, et d’autre part, il va faire durablement obstacle à la reconnaissance, par la critique littéraire, de l’auteur Fabre d’Olivet. Or c’est bien cet auteur qui nous intéresse et nous importe, car imitation ou pas, faux ou pas, ses écrits révèlent un réel et solide talent littéraire.

            C’est donc cette œuvre qu’il nous appartient de faire connaître et apprécier : il serait souhaitable qu’elle soit donnée à lire dans une édition qui regrouperait enfin toutes les productions poétiques du Cévenol. Pour préparer cette édition, nous donnons ici un répertoire des textes cévenols de Fabre : la plus grande partie se trouve dans La langue d’oc rétablie, édition intégrale d’après le manuscrit de 1820, éditions David Steinfeld (Association Fabre d’Olivet, Rouveyrac 30460 Lasalle ; on peut aussi s’adresser à Michel Moché : michelmoche@free.fr); d’autres textes, tirés d’un manuscrit de 1787, ont été publiés dans la Revue des Langues Romanes, Tome LXXIX, 1970 ; un autre texte recensé, Lou levar d’Anna, fut publié en 1803.

Répertoire des textes cévenols de Fabre d’Olivet

A/ Le manuscrit de 1787

1       Força d’amour : poème en octosyllabes

            1a            Préface : pour expliquer sa graphie, Fabre donne des phrases d’exemple en cévenol, 18 lignes 

1b            Argumen 1 : texte en prose, 12 lignes

            1c        Chant premier : 634 vers

            1d            Argumen 2 : texte en prose, 14 lignes

            1e            Cant II : 664 vers

            1f            Fautas a courigea : 13 lignes

2       (fragment de poème)

                        Mes  a  la  natura  endourmida

                        I  vengue  leu  lo/u/  dous  printens

                        … la  vida  enb  lou  bel  tens.

3       Cansounetta : 32 vers (8x4)

4       De qu’es l’amour ? : sonnet en alexandrins, « traduit en vers patois de l’italien de Petrarco »

 

B/ Entre 1787 et 1820

5       Cansou deis troubadours (publié en 1799) : 24 vers (8x3)

6       Lou levar d’Anna (publié en 1803, supprimé du recueil de 1820) : 98 vers décasyllabes

C/ La langue d’oc rétablie, 1820 (éd. Steinfeld)

1)     Notes des Amours de Rose et de Ponce de Meyrueis

7       Mais dessan… 5 vers, p.828

8       Nasqueron toutz… 13 vers, p.829

9       Enayrat… 18 vers, p.833

10     Descuguet lous yels… 9 vers, p.835

11  Estajans del sojorn… 11 vers, p.838

12 Micael, divenc guerrejaire… 75 vers, p.841

2) Saphoz à Phaoun

  13        Letra prima                          242 vers décasyllabes, p.848

  14        Letra segounda              282 vers décasyllabes, p.864

  15        Letra trèsena                       256 vers décasyllabes, p.882

3) Lai Sazous

  16            Cantarel primavenc              30 vers octosyllabes, p.736

  17            Cantarel estivenc                  30 vers octosyllabes, p.738

  18            Cantarel autounal                 30 vers octosyllabes, p.740

  19            Cantarel hivernouz               30 vers octosyllabes, p.742

  4) Autres poèmes

  20        Cant rouyaû                                    60 vers alexandrins, p.716

  21        La poudestad de Diû      154 vers (12 et 8 pieds), p.724

  22        Lou retour d’Elyz en Provença   81 vers, p.744

  23        Lay d’amour                                  47 vers, p.750

  24        Lay d’amistad                               49 vers, p.752

  25        La pichota Masca             114 vers décasyllabes, p.906

  26            L’escaraugnada de l’amour  45 vers, p.916

  27        La pastoura acoutida            22 vers octosyllabes, p.920

  28        La  rena                                        165 vers, p.922

Dans La Cour d’Amour on trouvera quelques adaptations de poèmes médiévaux :

  a          Mals é pla       zèr… sonnet en décasyllabes, p.700

  b            Amb’lou printems… 30 vers décasyllabes, p.701-702

  c          En greu esmai… (adaptation d’un poème de Clara d’Anduze), 28 vers décassylabes, p.703

  d          Ieu ai ja vista… 40 vers  octosyllabes, p.705

  e            Plagner voli En Blacas… 40 vers alexandrins, p.706

  f          Lou Seignour Diou… sonnet en alexandrins, p.709

  g            Amour, tant vous hai servit… 39 vers, p.709

  h            Bem’plaz lou gai tems… 47 vers, p.711

Si l’on met de côté les pièces a-h, qui sont réellement issues de la langue ancienne, les 28 autres textes sont en langue moderne cévenole, même si la graphie archaïsante essaie de maquiller les faits : ils sont de l’invention de Fabre. Les voici par ordre de longueur :

 

Cinq grandes compositions (plus de 100 vers)

            Força d’amour                                  1298 vers

                        Chant II                                             664 vers

                        Chant I                                     634 vers

            Saphoz à Phaoun                    780 vers

                        Letra II                                                282 vers

                        Letra III                                            256 vers

                        Letra I                                     242 vers

            La rena                                        165 vers

            La poudestad de Diou    154 vers

°La pichota Masca             114 vers

Quatre poèmes de longueur moyenne (de 60 à 100 vers)

            Lou levar d’Anna              98 vers

            Lou retour d’Elyz…                     81 vers

            Micael…                                            75 vers

Cant rouyaû                                    60 vers

 

Onze poèmes courts (moins de 60 vers)

Lay d’amistad                                           49 vers

            Lay d’amour                                              47 vers

            L’escaraugnada de l’amour            45 vers

            Cansounetta                                     32 vers

            °Cantarel primavenc             30 vers

°Cantarel estivenc                            30 vers

            °Cantarel autounal                            30 vers

            °Cantarel hivernouz                         30 vers

             Cansou dei troubadours               24 vers

La  pastoura acoutida                     22 vers

De qu’es l’amour                         sonnet /traduction/

 

Six fragments

N° 2 (3 vers), et N° 7 à 11 (56 vers au total)

           

            Les cinq titres précédés du signe ° sont ceux des poèmes que nous avons réédités (Aigo Vivo n° 49, graphie moderne)

            Au total, l’œuvre originale de Fabre d’Olivet dépasse les 3000 vers (3237 selon nos calculs) : œuvre extrêmement variée par la longueur des textes (du sonnet à la grande nouvelle en vers), par les thèmes (du badinage érotique à la théologie), par les rythmes (on trouve des vers de toute longueur entre 2 et 12 pieds)

            Mistral l’a cité 134 fois dans son Tresor dóu Felibrige.

 

  

TEXTE sur FABRE D'OLIVET 

TIRE DE CALICE  N° 1 DE SEPTEMBRE 2008
Article paru de Yves Gourgaud paru dans

les CAhier de LIttérature CÉvenole
56 avenue du 8 Mai 30520 Saint-Martin-de-Valgalgues

Antoine FABRE d’OLIVET

de Ganges (1767-1825)

 

            Depuis la monumentale édition, par l’Association Fabre d’Olivet (Colline de Ranz, 34190 Ganges), de l’œuvre majeure de Fabre d’Olivet (La langue d’oc rétablie dans ses principes, Editions David Steinfeld, 1989, XLVI + 941 pages), il est devenu inutile d’insister sur l’importance de ce précurseur en matière littéraire et linguistique. Il faut cependant remarquer que, des trois parties que contient son œuvre, c’est la première (grammaire) qui a le plus attiré la curiosité des chercheurs : à tort, selon nous, car on y trouve de grossières erreurs d’interprétation de la langue ancienne, et pour la moderne des formes (reconstituées) de la plus haute fantaisie, comme « siégos essedis » signifiant « aie à être » ( ?) (page 146), « essedoun » (« qui doit être ») (page 151), « éri essens » (« j’étais étant », page 153), ou encore « seghéret » comme 3e personne du passé simple (page 152), « se bevévi » pour « si je buvais », etc.

            Bien plus intéressante, pour nous, est l’idée affirmée en titre de chapitre (page 26) selon laquelle il y aurait « identité de la langue d’Oc avec l’idiome actuellement en usage dans les Cévennes ».  On trouve ici une idée, certes naïve, mais qui sera reprise par les auteurs du grand dictionnaire cévenol de 1884 : le Cévenol serait LA « langue d’oc », le « languedocien » par excellence, d’où le nom de « Dictionnaire Languedocien-Français » que d’Hombres et Charvet ont donné à un ouvrage qui ne recueille que le vocabulaire de l’Alésenque ! Ce n’est évidemment pas le côté « scientifique » d’une telle découverte qui retiendra notre attention, mais l’affirmation par Fabre d’Olivet d’un patriotisme cévenol très marqué et hautement revendiqué :

            « Au reste, ce n’est ni à Paris, ni dans mon cabinet, que j’ai composé l’ouvrage que je publie : c’est au sein de l’Oscitanie, en parcourant les montagnes des Cévennes, en écoutant parler mes compatriotes, en rappelant à mon esprit les accents de ma langue maternelle » (page XLVI)

            Ces « accents de sa langue maternelle », Fabre d’Olivet les fera surtout entendre dans sa production poétique, dans ses « pastourela », « fabliot » et autres « cantarel » qui s’essaient, avec bonheur selon nous, à retrouver l’esprit cévenol populaire. Nous proposons donc ici un petit choix de ces poèmes, en commençant par celui qui, le mieux, montre l’amour de Fabre d’Olivet pour cette culture cévenole profondément marquée par la présence des fées et des sorcières, les deux notions étant souvent confondues (voir plus haut le texte de Brouzet)

            Les textes originaux étant aisément disponibles, nous avons choisi de transcrire Fabre dans notre graphie cévenole moderne. Qu’on ne vienne pas crier au scandale, et surtout pas les occitanistes qui se sont emparés de Fabre pour en faire quasiment l’inventeur de la graphie néo-troubadouresque qualifiée d’ « occitane », avec le toupet qui les caractérise: outre que Fabre s’est montré très critique (et même cruel) à l’égard des troubadours et de leur style alambiqué, sa propre graphie souffre, comme sa grammaire, de graves inconséquences : par exemple, il écrit –a la finale atone des noms et adjectifs, mais c’est pour écrire –o la finale atone des verbes et mots invariables  :

            Pertaû, Phaoun, se vous perpaûzàz aro,

            De revenir, perqué muzàs encaro ?

            Paûra Saphoz caymo de languizoù… (page 862)

      Que les occitanistes aient pu présenter cette écriture comme exemple de « conscience renaissantiste occitane » montre soit une réelle incompétence, soit une réelle mauvaise foi, car une graphie « occitane » donnerait ceci :

            Pertau, Faon, se vos perpausatz ara

            De revenir, perqué musatz encara ?

            Paura Safò caima de languison…

alors qu’en graphie cévenole moderne on écrit :

            Pertau, Faoun, se vous perpausas aro

            De reveni, perqué musas encaro ?

            Pauro Safò caimo de languisou… 

LA  PICHOTO  MASCO

 

Près un valat, Avelineto en plous

As aucelets countavo sas doulous ;

Tout l’ausissent, l’aureto soupiravo

E crit per crit pauro Ecò li tournavo.

 

Jour malfadiat ! perqué moun Pastourèl

Vol liuen del mas adure soun troupèl ?

Aimavo ; aimat èro de sa Pastouro.

Paure ! quau sap dequé fai, d’aquesto ouro ?

M’auriè fugit ? noun voudriè m’aima plus ?

Ieu que toujour l’aime mai que degus !

Boto, revèn , Alessisou, t’en prègue ;

Quand çai siès pas, mi làguie ounte que siègue.

Revèn, ti dise : entremen mas cansous

Van, se si pod, amaisa mas doulous.

 

Tres fes del pè pique al sol sens res dire ;

E pièi tres fes mi vire, vire, vire.

 

L’estiu passat, quand me cresien al liech,

Foro la bòrio anère dins la niech.

Quand mièjo-niech piquèt à la campano,

Tres fes, en round, semenère de grano

E pièi tres fes mi metère à crida :

Deu mi fringa, lou que la segara !

Lou fringarai ; quau que siè, deu mi plaire !

Vite, detras, per veire lou segaire,

Mi revirère e vejère, tout blan,

Alessisou uno dalho à la man.

 

Tres fes del pè pique al sol sens res dire ;

E pièi tres fes mi vire, vire, vire.

 

Nadal passat, coumo l’aubo naissiè,

Davant lous mas, souleto mi teniè 

Aqui setado, e de liuen roudihave

(Coumo si deu) ; aici, coumo espiave,

Que vese aval que vèn un jouvenet :

Quau èro acò ? Moun car Alessiset !

E, per segur, lou qu’adounc la Bergièiro

Vei lou premiè, deu l’aima la premièiro :

La fado hou dis. Mas ingrat o cruèl,

As liuen del mas enmenat toun troupèl !

 

Tres fes del pè pique al sol sens res dire ;

E pièi tres fes mi vire, vire, vire.

 

Se’l fachiniè dis vrai, seras tu miu.

Esprès al fioc, ièr, laissère un bon briu

Uno avelano ; e lou noum li boutère

De Pascalou : sens flamba la vejère

Si rabina ; mà la qu’aviè toun noum

Flambèt d’abord, e si cremèt d’à-foun.

 

Tres fes del pè pique al sol sens res dire ;

E pièi tres fes mi vire, vire, vire.

 

Lou jour dei Rèis (ensindo acò si fai)

Per devigna se moun fringaire es vrai,

Ai, d’ouliviè, pres dos ou tres fielhetos

Qu’ai trasegut al fioc toutos fresquetos :

« Se m’aimo bè, lou qu’enclausis moun cor,

Dise, dal fioc s’espetaran d’abor ;

Se m’aimo pas, las veirés enfumados

Se rabina sens s’èstre boulegados. »

Ai de parla toutescas acabat

Que liuen dal fioc las fielhos an sautat !

 

 

Tres fes del pè pique al sol sens res dire ;

E pièi tres fes mi vire, vire, vire.

 

Dins lou valat, tout acampant de flous,

Troubère un jour quicon de ben urous :

À quatre fiels uno treflo flourido.

La derabère, e coumo ère avertido,

De rescoundous la pourtère à l’oustau,

E la pausère amount sus lou pourtau :

Lou premiè qu’intro es lou que deu mi plaire.

(Ensindo au mens hou dis lou devignaire).

Ausisse lèu la cadaulo s’aussa…

Lou cor mi bat… quau poudiè s’avansa ?

Moun Pastourèl ? Oc, acò’s el qu’agache :

Alessisou ! Mè quante lourd presaje :

Dins moun plasé, moun fuset m’escapèt,

Rullèt al sol, e lou fiu si coupèt !

Sinne segur que lèu, abandounado…

Alessisou, revèn se m’as aimado !

Lou fiu tourna seguèt lèu rajustat,

E liuen del mas as bon briu demourat !

 

Tres fes del pè pique al sol sens res dire ;

E pièi tres fes mi vire, vire, vire.

 

Pèle uno poumo : ah ! vejan, ben redoun,

Tout la trasent, se la pèl fai toun noum ?

Sens mi vira la trase sus l’erbeto.

Tè, se la crous sap ben Avelineto,

Acò’s un A : lou noum de moun Pastour

Coumenço ensindo, amai lou de l’Amour !

 

Tres fes del pè pique al sol sens res dire ;

E pièi tres fes mi vire, vire, vire.

 

 

Aro à ma gauto estaque aquel granet :

Per tu que siè ; l’autre per Julianet.

Toun granet tèn, e l’autre deja glisso :

Siès dins moun cor, e l’autre s’en abisso.

Guicho ma gauto : ah ! baste qu’un poutou

Tant la quichèsse à moun Alessisou !

 

Tres fes del pè pique al sol sens res dire ;

E pièi tres fes mi vire, vire, vire.

 

Alessiset un vespre dourmissiè :

Douçamenet desfau sa cambalhè.

Tres fes ma man à ma cambo la nouso,

E douçamen, d’uno vous amourouso,

Dise : « Aici fau tres nousèls per l’Amour ;

Tant ben sarat mi siègue moun Pastour ! »

 

Tres fes del pè pique al sol sens res dire ;

E pièi tres fes mi vire, vire, vire.

 

Mè moun cadel japo e couris al prad ;

Saique acò’s el qu’aval a roudiha ?

Oc, el s’envèn ! Dei Pastour lou moudèle,

Alessisou n’es pas ’stat infisèle.

Me n’a baiat dous poutous per garan ;

M’a fach present d’aquel poulit riban,

E d’aquel fus, e d’aquelo fialouso ;

Juro, proumet que vol mi faire urouso ;

Es moun Pastour, vole tout ço que vol…

Ai ! rulle, rulle… Ai, qué fai ? Rulle al sol…

 

(pages 906-914)

N.B. pour l’écriture des consonnes finales, nous sommes resté au plus près de l’original, sauf pour les –r des infinitifs dont nous savons qu’ils sont, au début du XIXe siècle, purement ornementaux.

 

 

 

 

Vient de paraître

ANTOINE FABRE D'OLIVET

AUJOURD'HUI

par Michel Moché

  • Fabre d'Olivet linguiste
    la puissance ou l'arbitraire du signe

  • langues mères langues dérivées

  • Fabre d'Olivet aujourd'hui

 

 

                                                       

 

 

 

 

 

 

 

 

                                  

                                       Nous avons le plaisir de vous faire connaître cet article et point de vue de  Serge Goudard, sur les liens entre Fabre d'Olivet et Mistral      

 

Une vision de Fabre d'Olivet à travers Mistral

 

Monsieur,

 

Je ne connaissais pas votre site. Je possède la quasi totalité des oeuvres

de Fabre d'Olivet, et j'ai beaucoup travailler sur ce dernier.

Vous trouverez ci-dessous un travail en Languedocien de Montpellier qui

Paraîtra dans "Li Nouvello de Prouvenço " de ce mois ci. Je fais une

volontaire liaison mystico-simbolique entre Mistral et Fabre d'O. qui sont,

à mon goût, les plus grands penseurs et intellectuels du midi au XIXème

siècle. Fabre d'O trace une voie que Mistral sait exploité sans pour autant

s'en prévaloir. Ce comportement est normal chez le poète de Maillane, il a

fonctionné de la sorte sur la totalité de son oeuvre. La seule chose qui le

sauve de l'imposture, c'est sa capacité et son verbe poétique, ce qui

manquait à Fabre d'O

                                                                                             

.                                         Serge  Goudard

  Mon article sur  l'étoile des 7 rais :

 

Lou soulèu me fai canta " es acò qu'es escri subre la porta de l'oustau

de Mistral à Maiano. En me passejant dins lou pargue d'aquel oustau mounte

cada arbre es presentà amé de dichas dóu mèstre, m'es venguda l'enveja de

vous presentà aquela recerca rapida subre l'estella di 7 rais.

Quand cercas que que siegue sus internet o dins lous lìbrous, i'a un fube

d'enfourmaciouns à pousita sus aqueu sujèt. Dins las annadas nounanta,

dins las primièras annadas de las "Nouvello de Prouvènço" i'a bèn agu un

proumiè travau. A-n-aquela epoca, lou denoumà Camihe, qu'escrivié aquel interessant

article, a subre tout insisti sus lou tèma dóu diéu Mitrà que dins la

mitoulougìa antica fuguè tras que presènt dins nostres relargs. I'a un

mouloun d'endré ounte toujour ara, i'a de cultes mitraïcs que soun passà

dins lou foulclore.

Mounte rèston mi gènts, pèr cada fèsta patrounala de la pichota ciéuta de

Mèza, dins Erau, vèn espeli un biòu, una mena de Tarasca que van sacrificà

à la fin de la perioda festiva, subre un autar. Aquéu rituau poupulàri e

foulclouri es està représ dins la tradicioun poupulària coume fèsta

d'aboundança, perdequé lou biòu sauvava de la fam pèr soun sacrifice lou

pople. Mai pèr iéu, es un rèsta de quicon mai, un quicon Mitraïc.

Mitrà avié coume simbole aquela estella di 7 rais, que rapresentava lou

passage de la luna au soulèu, dins un sèns partènt de la drecha pèr anà vers

la senestra, que rapresentava tabé lous jours de la semana, egalamen l'ordre

dóu mounde counegu.

Se poudèn pas soulamen arrestà a-n-aquéu biais de vèire mai cercà un pau

mai perdequé lou mèstre prenguè aquéu simbole.

Mistral, de lou que sabèn, coume pèr toutes lous aspècts de soun remirable

travau, es està toujour amé dos faças, que siegue dins la pouësìa , la

poulitica, la soucietà...

Pèr lou qu'agacha lous camins de l'esouterisme e de la simboulica, s'es

toujour defendu d'èstre un pagan, mai èra envirounà soulamen de

francs-maçouns o d'umanistas e d'autras menas de tipes o de fennas pus ou

proun mistics.

Coume mistic, dins lous païs d'O, n'avèn un de prima pountura que se

sounava Antòni Fabre d'Olivet. Dins soun remirable travau : "La langue d'Oc

rétablie" es éu lou proumié qu'enventè lou councèpt de : "Dis Aup i

Pirenèu", que

una cinquantena d'ans pièi lou Mèstre de Maiano faguè siéu. Dins aquéu

tèmps, fuguè pas coumprés coume un plagiat mai coume un desveloupamen d'un

biais de pensà o de vèire qu'eisistissié. Acò me fai pensà que Mistral

pousquè

pas passà en defora de l'obra mistica inmènsa d'aquéu pensaire, belèu un

dous

pus grands dous païs d'O, mai força mescounegu. Aquéu Fabre d'Olivet vivié

dins las annadas avans la revoulucioun francesa enjusqu'à quauquas annadas

avans la naissènça de Mistral. A fach un travau remirable

sus toutas las tradiciouns de la Mieterrana.

Subre tout es un autour coume Mistral, qu'à emplegà soun travau pèr fa

respeli de tradiciouns perdudas ou desaviadas. Nous a parlà tout coume

Mistral dous Grècs, dous Jusiéus, de l'alchimìa.

En cercant un pau mai liuen , un cop qu'ère à Bergamo, en Itàli, dins lou

cor

de la baselica d'aquela prestigiousa e rica ciéutà , veguère dins las

marquetariès que l'oundron tabé una rapresentacioun d'una estella de 7

rais. Coume toujour, n'i a que te vèndon de libres pèr t'esplicà tout acò e

lou que me lou vendié n'èra tabé l'autour. M'espliquè qu'aquelas

decouraciouns rapresentavon l'imaginàri alchimic legà à la bibla.

Aquela estella de 7 rais, en alchimìa, en defora de la significacioun de las

planetas e dous jours de la semana, coume dins Mitrà, es subre tout lou

simbole dóu pourrimen avans la renaissènça .

Aqui, poudèn faire lou liam pressenti amé Fabre d'Oulivet, que el tabé

travaiava sus un ome nòu, resultat de las culturas ancianas, un pau coume

lou mèstre. Après, en cercant mai, trouban un fum de rapresentaciouns de

l'estella de 7 rais, que siegue dins las catedralas, dins l'achimìa etc.

Dins "Lou Pouèmo dóu Rose" Mistral escriguè :

- Soulèu de la Prouvènço,

0 diéu que ié coungreies lis angloro,

Que fas sourti d'en terro li cigalo,

Que dins mi veno marfo e palinouso

Reviéudes lou sang rouge de mi rèire,

Diéu roudanen que lou Dra dins si vòuto

Agouloupo, à Lioun, au Bourg, en Arle,

E que dóu negre tau dins lis areno

Encaro vuei t'es fa lou sacrifice

Incounsciènt, diéu qu'escavartes l'oumbro

Galoi, qu'en uno ribo incouneigudo

Vuei es desert toun autar- e toun rite

abandouna dins l'óublit, iéu barbare,

Iéu lou darrié bessai de ti cresèire,

Vole sus toun autar óufri, premiço

De ma felicita, ma niue de noço.

Lous tres mots que soun : SOULÈU ROUGE NEGRE, soun las tres grandas obras

de l'alchimìa, es pas un asard se Mistral lous emplega. Tout acò simplamen

pèr lança un aisse de recerca, un biais nouvèu de vèire aquéu simbole pouderous,

qu'à l'oura d'ara, es gaire utilisà. Quau se ramenta que, à quicon proche au

meme moumen que Fabre d'Olivet, i'avié en Avignoun quauque rèsta d'enfadàs que 

perpetuavon las tradiciouns de Dom Pernetty qu'èra, amé sa mena, lou cap de l'alchimìa

avignounenca qu'es estada proun couneguda dins lou mounde entiè ?

I'a gaire de mounde que se soun interessà à l'aspèt simbouli dins la pouësìa

de l'inmensa obra dóu mèstre. Avèn agu subre tout de travaus literàris o de

critica. Cau lançà lou le pèr encita quauque estudiant o cercaire à menà

aquela obra, perdequé acò's un travau vertadieramen universau. Coume Fabre

d'Olivet dins l'umanisme e lou misticisme, Mistral espremiguè aquéu biais de

pensà vertadieramen mieterran e latin pèr faire lou felibrige. A l'oura

d'ara, se Prouvènça e Lengadò volon gardà sa lenga, dèvon menà aquéu travau

de recerca e de trasmessioun de memòria d'un passat riche e pouderous. Un

pau coume la lenga que quand la tenes te libera de tout liam, es pariè pèr

la simboulica e la tradicioun umana e mistica.

Lou pople a besoun d'acò pèr avança e gaire d'autres resounamens,

subre tout poulitics. Lou jacoubinisme nous a menà ounte sian. Devèn creà

unaautra simboulica o belèu renfourti aquela qu'eisista pèr countunià amé

fisança dins lou sègle que coumença.

Mistral avié dounà aquela estella coume estella poulàri de soun travau, amé

lou souta-entendu d'èstre aquéu liam entre lou passat e lou futur, entre

l'acabamen d'un mounde e la debuta d'un autre.

D'autres poples uson toujour dóu simbole de l'astre di 7 rais coume lous

sàrdousque, dins la siéu singularita isoulenca, an aquel astre coume simbole

souciau eculturau.

L'istòri es pas facha de roumpeduras, au countràri de ço que nous vòu faire

engouli la cultura óuficiala. L'istòri es coume la definicioun de la lenga

que fasié Mistral : es un clapàs ounte cadun a pourtà sa pèira, quau que

sieguèsse. Dins l'istòri, sian en defora dóu cartesian e dóu scientifi. Sian

dins la pouësìa e dins la simboulica. Sian simplamen aqui pèr trasmetre un

sabé e pas lou moudificà dins lou biais que nous agrada; simplamen dounà

ço qu'avèn fara sanjà las causas.

Lous qu'an cregu de poudé sanjà lou mounde soun restà en defora dóu camin,

soun està escoutà belèu un pichot moumen, mai gaire ne restarà. Lous qu'an

fach passa un quicon d'un biais persounau e belèu pas tant revouluciounàri

noun sian restà dins l'istòri. Mistral, pèr lou que nous agacha, es lou meiour.

Pèr acabà, à l'oura d'ara, i'a pas grand mounde que pourta e qu'es

counsciènt de l'eisistencia, d'aquela estella. Lou capoulié e lous sendics l'an coume

signe destintiéu. Quauques groups musicaus de las valadas piemountesas d'Oc n'uson

pèr se demarcà de l'estella di 5 rais que fa proun pensà à Mao. Pèr eles es

signe identitàri fort.

Devèn gardà aquéu simbole coume una estella dóu matin plena d'espèr e pas

coume un estella dóu ser de nostra civilisacioun roumana.

 

 

                                         Serge  Goudard

                            

Autant liuen que me rapelle, vese davans mis iue, au miejour, eilalin, uno

bancado de mountagno que, dóu matin au vèspre, si mourre, si calanc, si baus

e si valoun, quouro clar, quouro encre, bluiejon en oundado. Es la cadeno

dis Aupiho, encenturado d'óulivié coume uno roucaredo grèco, un veritable

miradou de glòri e de legèndo.

 

D'aussi loin qu'il me souvienne, je vois devant mes yeux, au Midi là-bas,

une barre de montagnes dont les mamelons, les rampes, les falaises et les

vallons bleuissaient du matin aux vêpres, plus ou moins clairs ou foncés, en

hautes ondes. C'est la chaîne des Alpilles, ceinturée d'oliviers comme un

massif de roches grecques, un véritable belvédère de gloire et de légendes.

 

F. MISTRAL  1904 Prix Nobel de Littérature pour Miréio - Mireille

 

"Antoni Fabre d'Olivet, lenguisto"
est le titre de l'article paru dans le mensuel 

Prouvenço aro  
n° 197 de febrié  

  " fabre d'Olivet es un di representant li mai remarcable dou
"Poudé dou signe".
Cade letro a soun triple sèns defini. (p 4)
Ainsi est présenté en première page cet article


associacioun Prouvenço d'aro Bast D 64 traverso Paul
13008 Marsiho

 


Vient de
paraître en juin 2004, dans le n°138 de la Revue d'études d'Oc  / 

LA FRANCE LATINE
Un n° spécial sur 
Fabre d'Olivet
Poète occitaniste
hébraïsant et théosophe

   Avec des articles de Suzanne Thiolier-Méjean : Jalons biographiques - Fabre et le style troubadour 
   de Georg Kremnitz : 
Fabre, avant-gardiste ou retardataire en sciences du Langage ?
   Cyril Aslanov :
Sur les racines hébraïques 
   Michel Moché :
Langues mères et langues dérivées selon Fabre d'Olivet 
                                     Le théosophe de Ganges
    et d'autres textes.... 

Renseignements : Centre d'enseignement et de recherche d'Oc ( CEROC )
Université de Paris-Sorbonne 

 16 rue de la Sorbonne 75 005 Paris 01 40 46 27 44